Culture lyonnaise

Culture lyonnaise

Retrouvez les spécialités gastronomiques, l’histoire des bouchons lyonnais, les célèbres chefs cuisiniers lyonnais et l’histoire de la ville de Lyon. Vous connaitrez tout sur la ville des Lumières !

Les grattons

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Petits morceaux de couenne de porc grillés

Le saucisson

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Mélange de morceaux de gras coupés en petits cubes de 5 à 6 mm de côté et de maigre haché très fin

Le tablier de sapeur

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Plat typique constitué de fraise de boeuf. Les abats occupent une place important dans la cuisine lyonnaise

La quenelle

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Parfumées avec de la volaille, du veau, ou du brochet.

Les cardons

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Légume dont on déguste les côtes. Il est préparé sous forme de gratin à la moelle. 

La cervelle de canut

Fromage blanc accompagné de sel, poivre, vinaigre, huile d’olive, ciboulette, ail, crème fraîche et goutte de vin blanc.

Le Saint Marcelin

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Fromage originaire de la commune du même nom, située dans le Dauphiné. 

Le chocolat

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La papillote a été créée à Lyon au 18ème siècle. D’autres spécialités à base de chocolat comme le cousin Lyon chez Voisin ou le bâton de Guignol

Les bugnes

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A l’origine, elles se mangeaient durant le premier dimanche du Carême

Et plus encore

Retrouvez dans le bouchons lyonnais, l’andouillette, le boudin noir, le foie de veau, les tripes, le gâteau de foie de volaille, la gratinée, les œufs meurette, l’assiette du gnafron, le caviar de la Croix-Rousse, les saladiers de clapotons…

Retrouvez toutes ces spécialités dans les “bouchons lyonnais”. Restaurants typiques de Lyon, ils désignent à l’origine un lieu où l’on peut “machôner”. Au 19ème siècle, les canuts prenaient un casse-croûte vers 10h, ce que l’on appelait les mâchons. 

A l’origine, les bouchons lyonnais sont installés dans le quartier de la Croix-Rousse, lieu d’habitation et de travail des canuts. On y servait des plats préparés avec les restes de la veille comme les mâchons. Aujourd’hui, sont servis des plats traditionnels lyonnais. Nous retrouvons beaucoup de bouchons dans le quartier du “Vieux Lyon”. 

  • Eugénie Brazier

Elle est la première femme à avoir obtenu 3 étoiles du guide Michelin, et le premier chef à obtenir deux fois 3 étoiles.

Surnommée la mère Brazier, c’est une des “mères” emblématiques des bouchons lyonnais. A l’origine, le terme “mère” signifiait une femme d’une maison bourgeoise qui ouvrait un restaurant.

Elle est décédée le 2 mars 1977, à l’âge de 81 ans. 

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  • Mathieu Viannay

Il poursuit simplement l’oeuvre de la mère Brazier en reprenant son restaurant en 2009. 

Il travaille les traditions gastronomiques françaises en leur apportant une touche de modernité. 

Il a été élu Meilleur Ouvrier de France en 2004 et a obtenu sa première étoile en 2005 qui sa seconde en 2009. 

  • Paul Bocuse

Elève de la célèbre mère Brazier, il est devenu l’un des plus célèbres cuisiniers du monde en comptabilisant 3 étoiles du Guide Michelin pendant 53 années de suite avec son restaurant gastronomique “L’Auberge du Pont de Collonges”.

C’était l’un des maîtres de la cuisine traditionnelle et de la grande cuisine.

Il est décédé le 20 Janvier 2018, à l’âge de 91 ans. 

Paul BOCUSE, French Cook.

La ville de Lyon apparait en 43 avant J.C sous le nom de Lugdunum. Très vite, elle s’agrandit jusqu’à la presque île grâce à sa position géographique. Elle est nommée capitale des gaules. 

L’empire romain fait ensuite face à une crise économique et Lyon perd son statut de capitale. Les plus pauvres se retrouvent le long des fleuves pour profiter du commerce et éviter les invasions terrestres. C’est ainsi que le quartier du “Vieux Lyon” d’aujourd’hui est apparu. 

Au Moyen Age, Lyon se développe le long de la Saône et devient la deuxième ville de la chrétienté médiévale, derrière Rome. Une église est construite sur la colline de Fourvière en l’honneur de la vierge Marie et de saint Thomas de Cantorbéry.

La guerre de 100 ans s’achève et Lyon n’a presque pas été touché. De plus, Louis XI a accordé le privilège de 4 foires annuelles d’une durée de quinze jours, libres de taxes. C’est alors que la ville devient un lieu de négociation. Elle atteint ainsi 60 000 habitants. 

Malgré des guerres de religions, Lyon reste une ville libre et assure sa défense. Elle se développe grâce à l’industrie de la soie. Les ouvriers en soie appelés les “Canuts” s’installent sur la colline de la Croix-Rousse, qui devient dès lors « la colline qui travaille », par opposition à « la colline qui prie » : Fourvière. D’ailleurs, ruinée pendant les guerres de religion, la chapelle est reconstruite en 1586. Un lien fort se créé entre la cité et la colline pour plusieurs raisons. Tout d’abord en 1638, une maladie nommée scorbut atteint les enfants de la vie. Les habitants font alors une procession religieuse jusqu’à Fourvière. C’est alors que la maladie disparait de Lyon à tout jamais. Ensuite, en 1643, la peste envahit l’Europe. Les échevins, élus de la ville, s’engagent à monter à Fourvière et à offrir un écu et un cierge chaque année si Lyon est épargnée. Et leurs voeux furent exaucés. En 1852, le clocher de la chapelle est recouverte d’une statut de bronze afin de remercier Marie pour sa protection. L’inauguration devait être célébrée en 8 septembre mais une inondation a contraint à la déplacer au 8 décembre. A cause d’un violent orage, les feux d’artifices prévus furent annulés. C’est alors que les lyonnais déposèrent des lampions sur les bords de fenêtres. Aujourd’hui, la ville organise la célèbre Fête des Lumières.  

Grâce à l’expansion économique dû à l’industrie de la soie, l’hôtel-Dieu est reconstruit, la place Bellecour aménagé puis le cours Franklin Roosevelt et Perrache sont construits. 

Dès 1853, Lyon se modernise en créant de nouveaux bâtiments : le palais du Commerce, les halles des Cordeliers, l’hôpital de la Croix-Rousse et le parc de la Tête d’Or.

En 1870, la guerre fait rage. L’industrie de la soie touche à sa fin. Les lyonnais s’engage à construire une grande église dédiée à Marie si les prussiens n’envahissent pas la ville. en 1872, les travaux commencent. L’église sera consacrée le 16 juin 1896 et érigée en basilique le 16 mars 1897. Il s’agit aujourd’hui de la Basilique Notre-Dame de Fourvière.

Toujours grâce à sa position géographique, Lyon s’impose dans l’automobile, la chimie-textile, la pharmacie et l’image.

Lors de la seconde guerre mondiale, Lyon devient la “Capitale Française de la Résistance” avec Jean Moulin. 

Après la guerre, Lyon se modernise de nouveau en développant le quartier d’affaires de la Part-Dieu avec une nouvelle gare ferroviaire et la tour du Crédit Lyonnais. Est aussi créés le centre d’échanges de Perrache, l’Aéroport de Satolas (aujourd’hui Saint-Exupéry), le palais des congrès, l’auditorium, la bibliothèque de Lyon, le théâtre du 8ème et le centre d’exposition Eurexpo.

Plus récemment, a été construit la cité internationale, la Tour Oxygène, le quartier Confluence, tout en gardant une part de son histoire avec le Vieux Lyon et une partie des pentes de le Croix Rousse et de la presque île qui ont été classés au Patrimoine Mondiale de l’UNESCO en 1998.